Kuta Sud, un dernier arrêt


KUTA SUD, BALI, INDONÉSIE

9-13 juin

Nous arrivons le 9 juin au matin à notre dernière destination de ce long voyage: Kuta Sud. Cette péninsule est reconnue par les surfeurs aguerris pour ses plages aux vagues déferlantes. Après avoir déposé nos bagages à notre chambre, nous nous dirigeons vers la fameuse plage du film  « Mange, prie, aime ». Malheureusement celle-ci est victime de sa popularité et notre opinion de cet endroit s’en ressent: la plage est bondée de gens et il y a des vendeurs de tout genre. Rien de paisible et de relaxant. Le cadre est par contre enchanteur; les hautes falaises dorées sur lesquelles viennent mourir les vagues reflètent le soleil de l’ouest à son coucher, offrant aux spectateurs des splendeurs insoupçonnées. Par contre, nous ne profiterons de ce spectacle que le lendemain soir lors d’un barbecue sur la plage après une journée parfaitement ensoleillée sur la longue et moins fréquentée étendues de sable doré qu’est Bingin beach. 

Lors de nos déplacement plus tôt en journée, nous avions découvert dans la falaise, une villa partiellement en rénovation dans laquelle se trouvait un amoncellement de débris de chantier antiques. Enchantée par ma découverte et encouragée par mes amies, j’avais déniché un volet de bois travaillé à la main daté de 1883. Mon coup de foudre fut complet et suite à plusieurs discussions avec l’aimable travailleur du chantier, je ramenais ce trésor à l’hôtel pour quelques dollars. Cette histoire n’était que le début de cette trépidante aventure.

En soirée, après quelques recherches, nous découvrons que les plages au sud-est de la péninsule sont parmi les plus belles de Bali. Il ne nous en faut pas plus pour dénicher une auberge de type « homestay » près de ces dites plages. Notre décision ne nous déçoit pas; l’endroit où nous résidons est nouvellement construit et incroyablement propre. De plus, la plage de Pantai Pandawa est à couper le souffle. Large, profonde et aux eaux turquoises, cet endroit est en développement fulgurant et sera sans doute sous peu infesté de touristes. Par chance, malgré la journée de fin de semaine, nous sommes relativement seules. Attristées par le départ hâtif de Catherine, nous revenons à l’auberge en soirée pour partager notre dernier souper et lui souhaiter un bon voyage au Japon avec son copain. 

Au matin suivant, je traîne toujours avec moi ce grand volet de bois, esperant trouver un moyen de le ramener à faible coût à Montréal. Nous louons donc une mobylette pour amener ce panneau au bureau de poste. En soirée, j’irai tant bien que mal avec notre hôte porter cet objet qui me rejoindra à Montréal d’ici deux mois. 

Aux petites heures du matin de 13 juin, c’est à notre tour de nous mettre en route sur les différents vols qui nous ramèneront, Stéphanie et moi, vers Montréal.

Stéphanie, Catherine & Laurie 

Ubud, capitale culturelle

UBUD, BALI, INDONÉSIE 

6-9 juin

Suite à notre transport en traversier, nous fûmes surprises de constater que le transport qu’on nous avait vendu à Gili ne nous amenait pas comme prévu, directement à notre villa. Ubud étant une des régions touristiques interdites pour les vėhicules Uber et Grab, nous avons du trouver un transport à partir du centre-ville de Ubud. Heureusement, celui-ci est agréable; les bâtiments sont de faibles hauteurs et bien entretenus, les trottoirs sont aménagés et les arbres plantés sur le bord des routes nous rappellent les rues verdoyantes de Montréal. On y retrouve aussi plusieurs mignonnes petites boutiques qui nous vendent des objets d’artisanats, des bijoux et des vêtements typiques de la région. Une journée de magasinage s’imposait donc le lendemain, mais tout d’abord nous allions nous permettre de profiter de notre merveilleuse villa où une baignade en soirée, un repas (pas cher) et succulent ainsi qu’une reposante nuit dans une chambre luxueuse nous attendaient. 

Le surlendemain, Weed, notre hôte nous proposait de faire un tour avec un couple finlandais afin de découvrir les attractions culturelles d’Ubud. À l’horaire, une danse théâtrale nous attendait, suivi d’une rapide visite au temple Indouiste où notre hôte nous explique les traditions de cette intrigante religion à la centaine de dieux qui ne sont en réalité qu’une seule entité aux milles et une facettes. Puis, nous arrêtons quelques minutes pour admirer le travail manuel des artisans des bijoux d’argent; les comptoirs sont remplis de scintillants (bijoux) que nos portefeuilles ne peuvent se permettre. De retour à la fourgonnette, nous nous rendons déguster le deuxième café le plus dispendieux au monde; le café Luwak. Son principe : les fruits de café sont sélectionnés par l’animal, le luwah, qui les mangent pour ensuite déféquer les grains emballés qui seront par la suite écaillés, nettoyés et grillés. Bien que cette technique semble peu alléchante, le café est réellement délicieux. Après notre dîner, nous allons par la suite purifier nos âmes au temple dans l’eau sacré. Finalement, une promenade dans les rizières nous mène à la forêt de singes où notre journée s’achève par mon enthousiame débordant et non-partagé avec mon groupe qui me force à quitter mes amis les singes en pleine dégustation de leur souper. 

Une autre agréable soirée à l’hôtel nous attend avant notre transport du lendemain matin gentiement offert par notre chaleureux hôte jusqu’à Kuta Sud. 

Stéphanie, Catherine  & Laurie

Repos aux îles Gili

GILI AIR, LOMBOK, INDONÉSIE 

3-6 juin

Après un périlleux transport de deux heures en taxi entre Kuta et Pamenang, et une traversée houleuse en petit bateau public, nous accostons enfin sur les îles Gili situées au nord-ouest de Lombok. Trois îles aux caractère bien différents; l’une pour la fête, Gili Trawnengan, l’autre pour les lunes de miel, Gili Meno et finalement celle pour laquelle nous avons optée, Gili Air, la plus familliale et calme des trois. 

Sur cette île, le rythme de vie y est bien différent; quelques rares mobilettes, plusieurs bicyclettes louées, beaucoup trop de calèches tirées par des chevaux mal-menés et de nombreux piétons prennent d’assault les étroites rues de terre et de sable de l’île. Aucun vehicule à moteur n’est permis sur ce petit bout de paradis. Cela s’explique rapidement puisque le tour se complète à pied en tout au plus une heure. Celui-ci est bordé de somptueuses plages aux eaux turquoises tout comme celles du littoral de Lombok. En journée, ces plages sont parsemées de touristes blancs et parfois rouges étendus sur leur transat. Comme eux, nous avons décidé de profiter de notre séjour pour nous baigner dans cette grande piscine qu’est l’océan indien. 

Au centre de l’île où était situé notre hôtel, l’ambiance est tout à fait différente; le cadre bâti est plus modeste, le contexte est plus rural et les gens que l’on croise sont des habitant de l’île fréquentant la mosquée d’où s’échappent des chants harmonieux; un contraste frappant avec les hôtels aux allures de tout inclus qui bordent le périmètre de Gili Air. 

Après trois belles journées, nous quittons cet endroit paradisiaque pour s’offrir une escapade culturelle à Ubud.

Stéphanie, Catherine & Laurie 

Kuta, la ville des surfeurs

KUTA, LOMBOK, INDONÉSIE
31 mai – 3 juin

Par soucis d’économie de temps, nous prenons l’avion pour nous rendre à notre prochaine destination: Kuta, la ville des surfeurs. Située au sud de l’île de Lombok, il s’agit d’un endroit sauvage et tranquille à l’est de l’île de Bali où l’on retrouve de longues plages désertes loin du tourisme de masse. 

Grâce à cet entourage, nous nous sentons à l’aise de louer des mobylettes afin d’arpenter les routes et les plages de l’île. Cette escapade nous permet ainsi de dévorer tous les paysages qui s’offrent à nous. À notre retour à l’auberge, un groupe de locaux et de touristes nous rapellent gentiment à l’ordre sur notre vitesse de marche en nous disant: « Slow down girls, we’re in Indonesia. » Un conseil que nous appliquâmes au reste de notre voyage.

Le lendemain, une première journée à l’est de Kuta nous fait découvrir une plage de sable blanc fin. Quasi seules en bord de mer, nous sommes approchées régulièrement par des vendeurs, la plupart du temps des enfants voulant nous vendre des bracelets. Nous profitons donc de ce premier contact afin de mieux les connaître. Rapidement les enfants laissent tomber leur discours prémâchés de vendeur et nous laissent découvrir leur coeur d’enfants qui répondent aux nôtres. Crayons à la main, nous nous dessinons les uns sur les autres des tatoos qui resteront plutôt gravés dans nos mémoires qu’à nos bras. Concentrées pendant plusieurs heures à notre tâche, nos corps nous rapellent les jours suivants que nos peaux de lait au soleil équatorial de midi ne sont pas invincibles.

La journée suivante, le côté ouest de Kuta nous fait découvrir d’autres plages plus désertes les unes que les autres. Malgré les corps rougis de mes amies, nous travaillons tout de même notre bronzage sur les parties de nos corps qui n’ont pas profité de nos brûlures. Marquées à jamais par ces souvenirs et ce ralentissement de cadence, nous retournons à notre petite hutte de surfer d’où nous partirons le lendemain matin afin de rejoindre les îles Gili. 

Stéphanie, Catherine et Laurie

L’éveil du volcan Bromo

MALANG, INDONÉSIE 
29-31 mai

Notre périple vers la nature se concrétise de plus en plus après une nuit mouvementée en train. Nous traversons la ville où nous sommes envahies par une marée de motocyclettes afin de nous rendre en périphérie de Malang. Au sommet de l’hôtel, à côté de la piscine, on aperçoit toute la ville dans le creux de la vallée. En soirée, suite à une promenade en ville pour le souper, les chants des mosquées retentissent de partout et nous accompagnent pour la nuit. 

Sans nous octroyer de répit, notre nuit est écourtée à minuit et demi pour notre départ vers le volcan Bromo. Notre expérience en nuit blanche lors de nos études nous permette de supporter facilement ce réveil prématuré. Plusieurs secousses subies et trois heures trente plus tard, nous nous retrouvons au sommet à supporter une température beaucoup plus fraîche, nous incitant à consommer le seul repas disponible; une soupe instantannée et un thé bien chaud. 
Nous avions lu précédemment sur plusieurs blogs des commentaires que nous trouvions exagérés, mais les blogueurs ne mentaient pas; l’émerveillement pouvait être décelée sur tous les visages. Avant les premières lueurs, nous nous rendons à l’extérieur où nous essayons de nous frayer une petite place à travers la horde de touristes s’étant agglutinée sur le belvédère. Le ciel aux teintes rose-orangées nous dévoile les montagnes bleutées. La suite du spectacle nous charme à chaque instant; la venue des premiers rayons de soleil mettent en évidence le majestueux relief de l’endroit. Plus le soleil grimpe dans le ciel, plus la lumière révèle de nouvelles couleurs sur le volcan Bromo duquel s’échappe une douce fumée blanche. 

S’étant éternisées devant le lever du soleil, nous partons découvrir les environs à bord de notre Jeep. Cette fois encore, le cratère grondant, la savane aux couleurs chatoyantes et les champs vallonneux aux motifs de courte-pointe nous ébahissent.
Prochaine destination; Lomboc!

Stéphanie, Catherine & Laurie

L’indonésie, le dernier chapitre


YOGYAKARTA, INDONÉSIE

26-28 mai

Après avoir fait mes adieux déchirants à mes deux acolytes, j’entâme maintenant le dernier chapitre de ce long périple: l’Indonésie. Je ravale aussitôt mes sanglots et j’oublie rapidement mes deux amies du secondaire, Annie et Natacha, pour les remplacer par celles de l’université; Stéphanie et Catherine. Ensemble, nous passerons les trois dernières semaines de mon voyage.

Suite à une nuit dans les aéroports, nos vols respectifs se sont tous posés à Jakarta. D’un premier abord, c’est une ville musulmane qui ressemble aux autres villes d’Asie précédentes; quelque peu chaotique.  Les gens semble nous juger pour nos différences et nous devons tout négocier. Cette ville me rappelle la Thaïlande; le coût de la vie semble plus élevé sur les îles. Rapidement, nos instincts nous attirent vers la nature. Il faudra toutefois patienter quelque peu avant de les satisfaire.

Le lendemain matin, nous mettons le cap sur Yogyakarta, une ville à l’échelle plus humaine. Déjà, à notre arrivée en après-midi, il nous semble que l’accueil est plus chaleureux. Malgré notre fatigue accumulée, nous nous dirigeons, le lendemain, aux petites heures du matin, pour le lever de soleil sur Borobudur, un temple bouddhiste. Le soleil n’est pas au rendez-vous mais l’ambiance qui y règne est magique; la lumière bleutée sur la pierre grise et la brume en apesanteur dans les montagnes qui nous entourent, nous offrent un spectacle féérique. 

Après cette merveilleuse prestation, nous nous transportons vers Prambanan, un regroupement de temples hindouistes fortement endommagés par un tremblement de terre en 2006. Le chemin entre les deux temples nous mène dans la campagne où les rizières me rappellent le Vietnam. Malgré le séisme, les plus grandes constructions sont tout de même indemnes et imposent leur respect sur le site. Une musique étrange nous accompagne tout au long de notre visite.

Épuisées par notre courte nuit et notre longue journée, nous rentrons à l’hôtel pour nous reposer jusqu’à notre transport du lendemain vers Malang. 

Stéphanie, Catherine & Laurie

Natacha, Annie, Laurie et un jean au Lac Inle

LAC INLE, MYANMAR

20-23 mai

Dès notre arrivée au Lac Inle, nous nous sommes dirigées à Nyaung Shwe où se trouvait notre hôtel; une jolie petite ville située à proximité du lac. Avec plusieurs restaurants et marchés, elle est prisée de tous les touristes. 

Nous avons exploré le lac à bord d’un bateau traditionnel afin de visiter les villages sur pilotis, les jardins flottants et différentes fabriques de produits locaux (cigares, tissus de soie et de feuilles de lotus, d’argent et de bateaux en bois). Ce lac de 120km2 est à la fois un élément hautement touristique pour sa beauté et est aussi une source de revenu primordiale pour les habitants qui s’y sont établis. 

De retour sur terre, nous avons parcouru à vélo les rives du lac jusqu’au vignoble Red Mountain Estate. Notre balade s’est écourtée en raison de la chaleur omniprésente. Nous nous sommes donc arrêtées pour faire une dégustation de vins locaux; tout cela en admirant le paysage nous rappelant les plus beaux vignobles de la Toscane. 

Cet arrêt au Lac Inle fut une excellente façon de se remettre de notre randonnée avant de retourner dans le chaos et la chaleur accablante de Yangon, où le temps des adieux était arrivé. 

Natacha, Annie & Laurie